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La promenade guidée permet de découvrir le musée en devenir, évoquer ses collections et leur future présentation, et invite à revenir visiter le nouveau musée en 2018.
La visite comporte sept points d’arrêts à travers le jardin et ses scènes paysagères.

Arrêt 1 - situé près de l’entrée, rue des abondances 
Introduction de la visite
- Les raisons d’un nouveau musée : faire mieux connaître l’œuvre d’Albert Kahn, améliorer les conditions de visite et donner à voir l’articulation entre les collections d’archives visuelles et le jardin.
- Quelques repères biographiques sur Albert Kahn.
- La protection du site au titre des monuments historiques depuis 2015.
- Vues du futur musée.

Arrêt 2 – devant les marches du jardin français
La place du jardin dans l’œuvre d’Albert Kahn
- Les étapes de la constitution du parc à scènes et ses prises de vues systématiques à l’époque de Kahn.
- La fonction publique attribuée à la visite du jardin à l’époque d’Albert Kahn : organisation de la composition centrée autour de la serre et non de la maison d’habitation, la serre et le jardin, lieux de vie sociale : les invités prestigieux, représentants de l’élite politique, artistique, religieuse, étaient accueillis pour une immersion complète dans l’atmosphère du lieu (visite du jardin, projection d’images, débats, repas, pose pour un portrait).

Arrêt 3 - situé dans le jardin japonais contemporain, à proximité du pont rouge 
Albert Kahn et le Japon : la célébration de l’art du jardin japonais à travers deux scènes évoquant la vie quotidienne et la vie spirituelle.
- Le parcours longe le Village japonais (non accessible). Aperçu des maisons japonaises restaurées et protégées du chantier voisin du bâtiment principal (échafaudage).
- Vues autochromes des éléments disparus : cabane de thé, pagode de cinq étages, sanctuaire japonais comprenant la façade de temple, les torii et le sorînto, cette dernière scène remplacée par le jardin japonais contemporain, du paysagiste Fumiaki Takano (1990).
- Présentation de la future destination du bâtiment abritant l’ancienne galerie (auditorium, espaces éducatifs).

Arrêt 4 - situé à la lisière du verger-roseraie, près du futur espace consacré à la « Fabrique de l’image » (anciennes salles de projection d’Albert Kahn, bâtiment en rénovation) 
Les Archives de la planète. La fabrique de l’image
- Présentation du fonds des Archives de la Planète, entreprise encyclopédique de production d’archives visuelles, projet utopiste de documentation en images au moyen de la technologie de pointe de l’époque - la photographie couleur (autochromes) et le cinéma, destiné à enregistrer les modifications des cultures à travers le monde avant disparition.
- La fabrique de l’image dans le futur musée présentera les différentes techniques pour fixer la réalité sur une pellicule ou une plaque de verre. La figure des opérateurs d’Albert Kahn sera interrogée au regard de leurs formations, leurs expertises techniques.
- La question des modes et conditions de production des images sera posée, dans l’objectif de réintroduire une distance critique pour leur lecture et leur compréhension.

Arrêt 5 - situé à proximité de l’espace de la salle dite des plaques 
« Mettre le monde en boîte » ou la question de l’inventaire
- Le projet de restauration de la salle des plaques et sa future destination : espace consacré à la question de "l'inventaire" et des modes de consignation du réel, notamment grâce à la programmation d’installations d'art contemporain (cartes blanches à des artistes).
- Futur espace consacré aux séances de projections aux invités d’Albert Kahn, pour une immersion et une invitation au voyage, à l’émotion et à la rêverie. Le futur visiteur pourra par une sorte de mise en abyme se mettre dans la peau de l’invité d’Albert Kahn en revivant une séance de projection.
- Evocation des fondations et bourses d’études autour du monde financées par Albert Kahn.
La Société Autour du Monde (bâtiment rénové, non accessible au public), lieu de sociabilité et d’échanges pour les boursiers et les élites.

Arrêt 6 – situé à la croisée de la forêt dorée et la forêt vosgienne 
L’esprit du jardin
- Traversée des trois scènes sylvestres.
- Evocation par des autochromes de la forêt dorée, la prairie et la forêt vosgienne.
- Arrêt dans la forêt vosgienne, dont le relief artificiel créé à la demande d’Albert Kahn reconstitue le paysage de son enfance. Restauration complète de cette dernière parcelle suite à la tempête de 1999.

Arrêt 7 - situé à la lisière du jardin anglais à proximité de la serre et de la grange vosgienne 
Jardin social et fascination du vivant – gestion du patrimoine vivant
Présentation des futurs espaces d’exposition de la serre.
- L’histoire des jardins, avec la valorisation de l'espace historique du jardin d'hiver et la possibilité d'appréhender le site dans son ensemble depuis les terrasses.
- Les 2800 autochromes consacrées au jardin documentent l’inventaire d’un organisme vivant en développement, en montrant l’évolution du site pendant 20 ans, la naissance, la vie et la mort des végétaux. Ils permettent également la restauration du jardin à l’identique.
- L’intérêt d’Albert Kahn pour le biologique est lié à ses liens avec le philosophe Henri Bergson (la notion d’ « élan vital » marque l’œuvre de Kahn) : fascination autour de la question de la compréhension du vivant, sous l’aspect philosophique, mystique, métaphysique, fort intérêt pour les religions d’Extrême-Orient (lien avec le philosophe Tagore).
- Evocation des recherches menées par le Dr Comandon au sein du laboratoire de biologie installé en 1927 (microcinématographie).

La Grange vosgienne deviendra un espace d'interprétation sur les questions d’un patrimoine vivant qui évolue. Présentation des modes de gestion actuelle d'un jardin historique (gestion dite différenciée et de lutte biologique), valorisation du savoir-faire des jardiniers.
Le patrimoine végétal retranscrit l’esprit du lieu, et sa fonction d’origine d’inciter à la contemplation et la rêverie.